Portes ouvertes à l’école Henri Matisse

Chers parents,


Votre enfant fera sa première ou prochaine rentrée à l’école Henri Matisse en septembre ?Alors nous avons pensé que ce serait intéressant pour lui, et pour vous aussi bien sûr, de découvrir son école !

Nous vous invitons donc à venir la visiter le vendredi 14 juin, entre 17h et 18h.

Vous pourrez y rencontrer l’équipe enseignante, les Représentants de Parents d’Élèves (RPE), l’Association de Parents d’Élèves (APE) et l’équipe périscolaire, pour échanger sur la vie à l’école et les animations de l’année.

Si vous n’êtes pas disponibles, vous avez toujours la possibilité de nous contacter directement par mail : rpetressin@gmail.com


Alors, ferons-nous connaissance le 14 juin ?

Pourquoi nous aimons l’école Henri Matisse de Tressin :-)

C’est avec une grande joie que nous vous partageons ce nouveau blog « pour l’école ». Nous sommes plusieurs parents, et nous avons souhaité vous raconter l’école, ses projets, son actualité, sa vie quotidienne tout simplement, avec notre œil de parents, car nous aimons notre école, et nos enfants aussi !

L’école publique de notre village de Tressin est une petite école qui compte 5 classes, avec en moyenne 28 élèves par classe pour l’année 2018/2019.

Le rythme scolaire est sur 4 jours (8h30 – 11h30 / 13h30 – 16h30), une garderie est accessible dès 7h30 le matin et jusqu’à 18h30 le soir. En savoir plus ici en cliquant sur ce lien.

Elle est située au cœur du village, le bâtiment est récent (construit en 2001), la cour donne sur les champs, les aménagements sont modernes, la sortie d’école se fait sur un espace piétonnier, l’accès à la cantine est très proche, les enfants se rendent régulièrement à la bibliothèque située à 200m.

Il règne dans cette école une ambiance sympatique, les parents font facilement connaissance, de nombreuses fêtes, organisées par une APE dynamique, ponctuent toute l’année et le corps enseignant est très apprécié (des parents mais aussi et surtout des enfants)…

Si vous souhaitez échanger avec nous sur la qualité de vie à l’école, nous poser des questions sur son fonctionnement, participer au blog, nous sommes disponibles par mail à l’adresse suivante : rpetressin@gmail.com

Parcours du cœur 2019

Le parcours du cœur est une initiative de la Fédération française de cardiologie. L’objectif de cet événement est de sensibiliser petits et grands à la pratique du sport afin de favoriser la bonne santé de notre cœur.

C’est donc sous le soleil que tous les enfants de l’école Henri Métisse ont pu faire du sport.
Au travers de divers ateliers ils ont pu démontrer leur dextérité, leur endurance et leur force. Dans la joie et la bonne humeur, ils ont été accueillis par des bénévoles et applaudis par de nombreux parents.


Après l’effort le réconfort !!! Les enfants se sont vu offrir une collation et quelques petits cadeaux en souvenir de ce bon moment.

« Passeport Collège »

Après les portes ouvertes du collège Rimbaud de Villeneuve d’Ascq (collège de secteur pour Tressin) auxquelles les futurs collégiens et leur famille étaient conviés le 23 mars, c’est toute la classe de CM1/CM2 de Mr Hajzler, encadrée par Mme Tourrel et 2 parents d’élèves, qui a pu découvrir l’établissement ce lundi 25 mars matin.

Au programme, une plongée dans l’univers collégien au travers de la participation à 3 activités effectuées en binôme CM/6ème. 
L’occasion pour nos enfants de revoir des anciens de l’école!

 Découverte des sciences par les professeurs de SVT, Physique-Chimie et Technologie
 Au travers d’une thématique de fabrication de soupe, les élèves ont pu se familiariser avec les instruments qu’ils utiliseront en salle de science : microscope, becher, spatule et autre erlenmeyer leur ont servi à travailler sur la structure de l’oignon et sur les mélanges et la filtration. Ils ont également pu s’initier à la programmation et au dessin industriel avec l’exemple du mixeur!




– Découverte des sports proposés au collège 
Cette découverte s’est faite via la présentation des différentes associations sportives (Hand, badminton, volley, foot…) mais aussi plus spécifiquement des sports pratiqués sur le temps scolaire par les 6ème: natation, basket, cross, jeux traditionnels (jeux de ballon, de coopération, balle au prisonnier…), mais aussi GRS! Nos CM ont pu pratiquer cette activité (même les garçons!) et voir une démonstration par les 6èmeGR qui préparent leur prochaine compétition. 




– Initiation à la sécurité routière et aux premiers secours
 Le collège avait préparé un parcours vélo pour affûter leurs réflexes, un circuit en quad avec apprentissage des panneaux et signalétique de la route. Une rencontre avec l’infirmière du collège était également organisée afin leur présenter un petit film sur les premiers secours et un petit quizz leur a été proposé afin de voir ce qu’ils en avaient retenu.


Une matinée bien dense mais très enrichissante!


LE CHÂTEAU HENRI MATISSE

Dans l’agréable village de Tressin, vivait toute une communauté de gens dont la vie était simple et heureuse, grâce au roi du Château Henri Matisse.

Ce roi était un gentil homme apprécié pour sa droiture et son dévouement pour la jeunesse de ce village.

Le roi Hajzler régnait sur sa cour de seigneurs et de dames avec bienveillance, son vœu le plus cher en tant que roi était d’éduquer les jeunes têtes de cette commune et des alentours. Il invita donc dans son château toutes ces chères têtes blondes à apprendre et à se cultiver l’esprit. Il demanda à sa cour des volontaires pour l’aider dans sa tâche. Quant à lui, il enseignait aux plus âgés de ces enfants, ceux de 9 et 10 ans, qui devraient quitter leur si précieux château pour aller vers de nouveaux horizons où ils continueraient d’apprendre. Le roi devait donc les préparer à affronter de nouvelles habitudes de travail plus intensives et donc leur donner plus d’autonomie.

Sa reine, bien entendu, répondit à sa demande avec grand enthousiasme et se dit prête à s’occuper des enfants de 7 et 8 ans afin de leur inculquer les bases de la langue française, de l’histoire et de la culture de notre beau pays. Elle travaillait en collaboration avec son époux si bien qu’ils mettaient ensemble sur pied de jolis projets pour que les enfants apprennent en s’amusant. Dame Hajzler était bien sûr aimée de tous les enfants dont elle s’occupait.

Tous deux bien évidemment avaient d’autres responsabilités et avaient donc pour les épauler deux Dames qui pouvaient prendre le relai quand il y en avait besoin. Il s’agissait de Dame Brabant et de Dame Tourelle.

Le Seigneur Renotte voulu quant à lui prendre en charge les enfants de 6 et 7 ans et leur apprit donc à lire et à écrire le français ainsi qu’à compter aisément. Une tâche qui n’était pas facile, mais qu’il exécuta fort bien. Le Seigneur Renotte était un passionné de sa région et c’est tout naturellement qu’il avait pour projet de faire découvrir notre merveilleuse région à travers son histoire et ses personnalités artistiques et littéraires.

Ce fut alors au tour de Dame Maraval, une femme de haute culture de se porter volontaire pour éduquer les petits de 5 et 6 ans. Elle était toujours au fait des nouveaux procédés en matière d’enseignement et n’hésitait pas à les utiliser. Elle aimait beaucoup la découverte de notre monde et de ses différentes cultures. Pour entreprendre tous ses beaux projets, elle était assistée d’une dame de compagnie du nom d’Anaïs qui l’aida avec enthousiasme et bienveillance. Ce fut ainsi que tout ce petit groupe partit en voyage autour du monde grâce à l’imagination et aux différents outils qu’elles avaient à leur disposition.

Et enfin, Dame Vandingenen, accompagnée de sa fidèle dame de compagnie Christine, décida d’accueillir les tout-petits de 2, 3 et 4 ans qui découvraient le château avec quelques petites appréhensions. Dame Vandingenen voulait que ces petits anges apprennent à être autonomes et à se débrouiller sans leurs parents. Et c’est avec un amour et une bienveillance sans limite qu’elle s’attela à la tâche.

Les parents étaient évidemment très satisfaits des soins que la cour royale du château Henri Matisse procurait à leurs enfants. Ils se rendaient compte de la chance d’avoir un roi et toute une cour prêts à s’investir pour l’avenir de ces jeunes têtes blondes.

Ça bouge à l’école!

Cette année 2018/2019, petits et grands auront la joie de quitter l’école pour découvrir, comprendre et s’émerveiller des richesses culturelles qui nous entourent !

L’ensemble des maternelles se rendront au Jardin Mosaïc d’Houplin-Ancoisne, la classe des moyens/grands iront aussi au centre Gaïa pour une immersion dans la vie quotidienne en Afrique (dans le cadre du projet de l’année de leur classe : le Tour du monde).

http://www.enlm.fr/mosaic

http://www.lepartenariat.org/fr/centre-gaia-2/ateliers-d-immersion-cap-sur-le-senegal.html


Les CP/CE1 visiteront le Musée des Beaux-Arts de Douai. Quant aux CE1/CE2, ils découvriront le parc de reconstitution archéologique Asnapio, à Villeneuve d’ascq.
https://www.villeneuvedascq.fr/asnapio.html

Après la visite des mémoriaux de Notre Dame de Lorette et Vimy le 9 novembre dernier, suivie de leur participation à la cérémonie des vœux du 11 novembre de la ville, les CM1/CM2 visiteront le château d’Eaucourt dans la baie de somme.

Ils se sont également rendu au collège Rimbaud pour une visite personnalisée.

lls ont aussi pu vivre 3 ateliers philo animés par une maman de l’école (formée via la fondation SEVE de Frédéric Lenoir) sur les thèmes de l’amitié, de la différence et de la liberté. Les classes de Grandes sections et CP/CE1 ont aussi pu profiter d’un atelier de philosophie sur le thème de l’amitié.https://seve.org/

Projets de l’an dernier (2017/2018)

Les plus petits avaient visité la ferme pédagogique de Genech, les moyens-grands avaient pu profiter d’une initiation aux instruments de musique avec « cric crac compagnie ».


Les CP/CE1/CE2  avaient assisté au spectacle « Qui va piano » à la ferme Petiprez et les CP/CE1 visité le musée Jean de la Fontaine de Château-Thierry.


Les plus grands (CM1/CM2) s’étaient rendu à Berck-sur-mer pour une semaine de classe découverte durant laquelle ils avaient fait du char à voile, de la pêche à pied, une balade dans les dunes pour découvrir la flore et apercevoir des phoques.

Défi solidaire en Afrique du Sud pour une maman de l’école Henri Matisse

Séverine, maman de Gabin et Léon, nous raconte le challenge incroyable qu’elle a accompli en novembre 2018, auquel elle a associé la classe de grande section de Mme Alixant puis de CP de M.Renotte.

Sportive dans l’âme, elle a participé avec une collègue au Raid multisport La Saharienne qui se déroulait cette année en Afrique du Sud du 18 au 23 novembre 2018. Les deux co-équipières ont choisi de soutenir l’association Dreamschool de la fondation Kiabi. Celle-ci a pour but d’améliorer l’accès à l’éducation des enfants et parents, et a financé la création de deux écoles.  C’est ainsi qu’elles ont proposé à l’école de Tressin de participer à ce projet, en créant un lien entre notre école et une de ces deux écoles bangladaises.

Comment t’est venue l’idée d’associer l’école Henri Matisse à ton projet ?

Etant maman comme ma co-équipière Caroline, c’est tout naturellement que nous avons souhaité soutenir une association en faveur de l’éducation des enfants lors du Raid. Nous avons proposé à la classe de grande section de l’année 2017-2018 (Mme Alixant) de s’associer à notre projet. L’idée était de créer un lien d’échanges entre les petits tressinois et les petits bangladais, de leur permettre de découvrir de part et d’autre la vie à l’école de l’autre pays.

Par ailleurs nous souhaitions transmettre aux enfants de Tressin les valeurs sportives et solidaires du Raid.

Quelles ont été les différentes étapes de votre projet avec l’école ?

Caroline et moi sommes venues à plusieurs reprises rencontrer les enfants en grande section l’an dernier puis en CP-CE1 cette année.

Nous leur avons présenté notre projet, leur avons expliqué que nous voulions faire un raid sportif pour aider d’autres enfants moins privilégiés. L’idée était d’aménager un espace dans l’école bangladaise pour en faire une salle de loisirs créatifs. Les enfants ont tout de suite adhéré avec enthousiasme.

Dans un premier temps, les enfants ont réalisé des dessins à envoyer aux enfants au Bangladesh pour décorer cette future salle. Le thème était « Qu’est ce qui te rend heureux ? ». L’objectif était de les sensibiliser au fait que le bonheur d’un petit tressinois n’est pas forcément le même que celui d’un petit bangladais.

Ensuite, nous avons organisé avec les enfants une collecte de crayons, gommettes et peinture auprès des familles de l’école de Tressin. Les enfants étaient très fiers de récolter plein de fournitures pour aménager la future salle de l’école bangladaise.

Nous avons enfin tourné une petite vidéo avec les enfants, pour qu’ils puissent faire découvrir leur école aux enfants bangladais, la cantine, les sanitaires, la salle de classe, et qu’ils puissent leur dire ce qu’ils aiment à l’école de Tressin.

Parallèlement, nous leur avons raconté notre entraînement pour le Raid, en insistant sur les valeurs d’un tel challenge sportif. Se fixer des objectifs, s’entraîner chaque jour, dépasser ses limites, être solidaire de son coéquipier et s’entraider même entre concurrents. Les enfants étaient passionnés par notre projet !

Un de nos collègue responsable de la fondation Kiabi s’est ensuite rendu au Bangladesh pour y rencontrer les enseignants et les enfants de l’école, leur faire don du matériel récolté et transmettre les dessins. Il a pu également montrer le film des petits tressinois aux enfants, qui étaient ravis de la découvrir, et surpris du niveau de « luxe » qu’ils découvraient chez nous. Enfin, notre collègue a tourné avec eux une nouvelle vidéo afin que les petits bangladais racontent à leur tour ce qu’ils aiment dans leur école et fassent découvrir cet endroit à nos enfants.

Comment s’est passé le Raid ?

Le Raid s’est déroulé en novembre 2018 en Afrique du Sud, c’était super et très intensif. Chaque jour, nous avons réalisé des épreuves sportives variées : Course à pied, lancer de hache, nage en mer, VTT de montagne, et le plus difficile, un trail de plusieurs heures dans des dunes de sable blanc en plein soleil. Nous avons fini 10e sur 41 équipes, nous étions super fières de notre classement !

Chaque jour j’ai réussi à envoyer un e-mail avec quelques photos à M. Renotte qui le transmettait aux enfants quotidiennement, afin qu’ils suivent nos aventures en direct.

Comment s’est conclu ce joli projet ?

Nous sommes venues une dernière fois rencontrer les enfants dans la classe de CP-CE1 afin de raconter le voyage au Bangladesh de notre collègue. Nous avons pu leur transmettre les réactions des petits bangladais et diffuser leur vidéo. Les enfants étaient ravis et très intéressés de découvrir cette école et ses enfants du bout du monde.

Nous avons également raconté notre aventure et fait découvrir de nombreuses images du Raid. Les enfants étaient fascinés par les différentes épreuves, un peu inquiets pour car je m’étais blessé la jambe et très intéressés de savoir si nous avions gagné le Raid. Nous leur avons expliqué que même si nous n’avions pas été premières au classement, nous avions gagné car dépassé nos limites, achevé toutes les épreuves et découvert une belle solidarité entre les coureuses.

Nous recommencerons le Raid l’an prochain et espérons y associer l’école si nous parrainons de nouveau une association en faveur de l’éducation.

Les neurosciences à l’école

Mme Maraval, enseignante en moyenne et grande sections, nous raconte comment et pourquoi elle a souhaité appliquer l’approche des neurosciences dans sa classe, depuis 2 ans déjà.

Bonjour Madame Maraval, pourquoi avez-vous décidé d’utiliser les neurosciences dans vos méthodes d’enseignements ?

Ce qui m’a amené à cela, c’est d’abord la rencontre entre les constats de ma pratique professionnelle et les résultats des travaux de recherche en neurosciences.

Malgré la réforme des rythmes scolaires, j’avais le sentiment de courir après le temps et de ne pas aller au bout des apprentissages. Tous les ans, je constatais qu’avec certains élèves « ça ne prenait pas », malgré la mise en place d’une pédagogie de différenciation, qui devenait, elle aussi, de plus en plus difficile à élaborer au regard de la spécificité de chaque élève. J’avais l’impression de formater les élèves, de devoir les faire avancer coûte que coûte dans un programme scolaire, à un rythme assez uniforme. En résumé, je restais avec un sentiment d’inachevé, et l’impression de ne pas répondre aux besoins individuels de chaque élève, avec en plus, un stress quotidien dans l’enchaînement des activités.

Comment avez-vous alors amené les neurosciences dans votre classe ?

Je me suis intéressée aux récents travaux sur les neurosciences, ils ont permis une meilleure connaissance du fonctionnement du cerveau et du développement de l’intelligence humaine. Je me suis plus particulièrement intéressée à l’expérience menée par Céline Alvarez à Gennevilliers, une expérience basée sur les lois naturelles de l’enfant. J’ai pu aussi partager et échanger, durant un an, avec deux enseignants qui s’étaient lancés dans ce changement de pratiques pédagogiques.

C’est donc la prise en compte des derniers travaux en neurosciences dans les nouveaux programmes de maternelle mais aussi ma rencontre avec Céline Alvarez, d’un grand soutien, qui ont fini de me convaincre de changer mes pratiques et mon approche pédagogique.

Pouvez-vous nous raconter comment se sont passés les débuts en classe ? 

Cette nouvelle approche nécessite de nombreuses remises en question, assez déstabilisantes mais néanmoins nécessaires, au niveau des activités proposées, de l’aménagement de la classe, concernant la relation avec l’ATSEM et son rôle dans la classe ainsi qu’au niveau de l’individualisation du suivi des élèves et des façons de leur transmettre le savoir. La mise en place a donc été déstabilisante.

Il en a été de même pour les élèves qui découvraient cette approche alors qu’ils étaient formatés et habitués à travailler en atelier, à faire ce qu’on leur demandait et à appliquer la consigne telle quelle. Les parents d’élèves quant à eux, et malgré la confiance qu’ils me portent et des explications éclairées, ont pu se montrer parfois sceptiques voire un peu inquiets.

Le maître mot est alors lâché : « la confiance ». C’est en effet là qu’est la clé de la réussite, elle est dans la confiance en soi, en sa capacité à faire évoluer ses pratiques pédagogiques. Il s’agissait aussi de faire confiance aux élèves, de croire en leur capacité d’apprentissage à tous. Et c’est l’instauration de ce climat de confiance qui a permis aux enfants dans un premier temps déroutés, de se familiariser avec leur libre choix et d’avoir plus confiance en eux.

Pensez-vous aujourd’hui que ce soit une réussite ?

Les premières semaines sont les plus difficiles à passer, et à ce moment, ce sont les doutes et le découragement qui nous guettent. Heureusement, j’ai pu compter sur le soutien de la communauté d’enseignants, de Céline Alvarez et de mon ATSEM, Marie-Françoise, pourtant à la veille de son départ en retraite ! Et au bout de quelques semaines, quand la « mayonnaise a pris », comme le dit l’expression, ce fut une grande joie et une grande satisfaction.

J’ai alors pu, tout au long de l’année scolaire, inviter les parents à venir partager un temps de classe, pour découvrir et observer ces nouvelles pratiques. Ils ont tous été surpris par le calme qui régnait dans la classe, par le fait que tous travaillaient alors qu’aucune consigne ne leur avait été donnée et par le plaisir que prenait chaque élève à faire son activité.

Quel bilan feriez-vous du point de vue de l’enseignante que vous êtes ?

Je ressens une plus grande sérénité au quotidien et je la transmets aux enfants. J’ai l’impression d’avoir redécouvert mon métier et cela m’a motivé à poursuivre mes recherches sur les neurosciences à l’école, pour continuer à perfectionner mon travail. Je peux dire que j’ai une meilleure connaissance individuelle du niveau de chaque élève dans chacun des domaines d’apprentissage.

J’ajouterai que je n’ai aucune envie de revenir en arrière et que j’apprécie pleinement les petits moments de bonheur auxquels je prends désormais le temps d’assister : la joie d’un enfant qui réussit seul un travail, l’entraide entre les élèves, le développement de leur autonomie.

Et pour les élèves ?

Ils ont gagné en confiance et en autonomie. La mise en avant de leur motivation endogène leur a permis d’exercer leur libre choix d’activité et ainsi de progresser de manière plus performante dans les apprentissages. La possibilité de faire et refaire de multiples fois une activité leur permet d’accéder à une meilleure automatisation des connaissances. La mise en place d’un climat de bienveillance et de confiance a permis de développer le bien-être des enfants et leur plaisir à venir en classe pour apprendre. Ils ont amélioré leur capacité de concentration et leur acceptation de l’erreur, indispensable à tout apprentissage. De plus, ils communiquent davantage avec leur famille à la maison.

Pour conclure, qu’auriez-vous envie de nous partager ?

Je voudrais insister sur deux critiques parfois entendues et y répondre. Cette approche pédagogique n’a nullement pour objectif de faire de nos élèves de petits surdoués. Elle a pour seule priorité de permettre à l’enfant de construire la meilleure architecture de l’intelligence (tant sociale que professionnelle) du futur adulte qu’il sera. Les neurosciences nous ont révélé que celle-ci se construit durant la période sensible de 3 à 6 ans, notre responsabilité d’enseignant de maternelle est d’en faire notre unique objectif.

Ensuite, je souhaite aussi rappeler que cette approche pédagogique n’est pas l’application de la méthode Montessori, même si l’on utilise du matériel Montessori et que l’on s’inspire des travaux du docteur Maria Montessori. De même, si l’on vise l’autonomie de l’enfant et l’individualisation de ses apprentissages, l’accent est mis sur le lien entre les élèves, la coopération, l’apprentissage par et entre pairs, les activités collectives. La classe reste une petite communauté de vie où l’on échange beaucoup et l’on partage des projets pour apprendre ensemble, comme cette année avec le projet du Tour du monde.

En savoir plus sur les neurosciences et Céline Alvarez

www.celinealvarez.org

Découvrir une vidéo sur la plasticité du cerveau

www.youtube.com/watch?v=pnF21M30U_U